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Les vers de terre – les fabricants sous terre

Petit monticule de terre friable autour d’un petit trou, entouré de terre nue

En France, il existe 46 espèces de vers de terre dont l’existence a été prouvée. Ils sont classés en gros selon leur mode de vie : il y a les habitants de la couche de litière en surface, qui ne creusent pas de tubes et sont de couleur foncée partout.

Les habitants du sol minéral, en revanche, ne remontent que très rarement à la surface et creusent principalement des tuyaux horizontaux, qu’ils ne cessent de reforer et creuser la terre. En raison du mode de vie presque exclusivement souterrain, ces espèces sont à peine pigmentées. Leur nom en dit long sur les creuseurs profonds : leurs tubes vivants permanents atteignent jusqu’à 2 mètres dans le sol.

C’est là que le ver se trouve !

 

Un vortex vertical creusé, à travers lequel pousse une racine de plante.

Jusqu’à 2000 vers de terre se frayent un chemin à travers un mètre carré de terre arable. La culture “active” du sol est plus efficace que le labour ou la charrue. Le système de tunnels de vers de terre peut atteindre 450 m de long dans un mètre carré de terre arable.

Dans ces tubes, l’eau de pluie peut très bien pénétrer dans les couches profondes du sol et ne s’écoule pas simplement à la surface.

La fonction d’éponge des sols “vermoulus” est d’une importance capitale, en particulier lors de fortes pluies. Un sol vermoulu peut drainer jusqu’à 150 mm de précipitations par heure dans les couches plus profondes du sol.

Cependant, non seulement l’eau de pluie, mais aussi l’air sont facilement accessibles dans les sols riches en vers de terre. Cela profite aux bactéries aérobies, qui peuvent décomposer plus rapidement la matière végétale morte en humus dans des sols bien aérés. Et pour les racines des plantes, les tubes verticaux des vers de terre forment des autoroutes régulières dans les profondeurs.